26 octobre 2017

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Nicolas Augias est un créateur d’émotions par la lumière, fidèle à ses rêves d’adolescent. Ses premiers flashs : le spectacle son et lumières de Jean-Michel Jarre en 1990 auquel il assiste à la télévision. « Un jour j’aimerais faire ça ! » s’est-il dit, ébloui par les projections monumentales sur les façades des immeubles et ensuite par les lumières du concert « pulse » des Pink Floyd.

Adolescent, tout en appréciant au lycée les textes de Molière ou Corneille, « Nikau » cherche à rentrer dans l’univers des lumières de théâtres. Il teste aussi l’apprentissage de la guitare et du piano et, même s’il n’a pas la patience pour poursuivre, il conserve l’idée des instruments avec « plein de touches »… Ce sera finalement la console lumière qui deviendra son instrument de prédilection.

Passionné et volontaire, d’amis en relations successives, il pousse des portes plus tard vers l’obscurité des théâtres. Il observe les installations et les métiers de technicien et de régisseur lumière : Nicolas s’est formé, discret par nature, pendant deux ans en « mangeant du spectacle ». Un homme clé pour ses découvertes de l’optique, des lumières et du métier : Michel Neyton. Son « mentor », l’épaule depuis ses débuts .

Poussé par ses proches, Nicolas débute sa carrière très jeune avec les spectacles de revues de Michel Lamarque par trois ans sur les routes de France. Puis il enchaîne au théâtre de Chateauvallon jusqu’en 2010 où il découvre les univers des grandes scènes de théâtre, la danse contemporaine, le hip hop. Parallèlement, il travaille sur d’autres événements ponctuels, avec des théâtres, des musiciens (dont Les grosses papilles). Il s’imprègne aussi de l’univers du cirque (festival international de cirque contemporain pendant 14 ans à La Seyne sur mer).

De technicien, Nicolas devient régisseur lumière : il passe à la création lumières dès 2005 avec différentes compagnies de théâtre, des spectacles d’humour et des groupes de musiques. Il créé également sur des one man show (Xavier Adrien Laurent, Stéphane Macaluso). Depuis plus de 15 ans, il est l’un des régisseurs du festival international de musique classique « Festival de musique de Toulon ».

Toujours en quête de nouvelles aventures techniques mais surtout humaines, il intègre la Compagnie Les Monts Rieurs en 2016 pour un travail en binôme sur la création « Felmë, rituel de feu et lumières ». Des elfes, du feu, des couleurs, de la musique, des jongleurs, une structure : « chouette, je n’ai jamais fait ca » se dit-il, et c’est un magnifique chalenge technique pour faire du beau et du spectacle à presque 180° en contexte de rue, « hors les murs et salles closes des théâtres ». Retrouver la musique, les arts de la rue et autres espiègleries est aujourd’hui un moteur pour Nicolas. Et pour lui qui rêverait de s’installer un jour en Bretagne, il ne s’est pas fait prié à l’arrivée de Cyrille Bonneau dans l’équipe et pour la mise en beauté du répertoire riche aux sonorités nomades et parfois celtiques de Trybu et les A cordés.

Sa sensibilité se manifeste dans des univers étroitement liés, entre travaux chorégraphiques et photographiques, mais aussi dans le cadre de sa vocation pédagogique, lors de cours ou ateliers de danse contemporaine intégrant des personnes handicapées.

Depuis une dizaine d’années, Aude évolue dans les milieux de l’art, de l’enseignement, et du spectacle vivant sur scène ou dans la rue, et c’est à travers ses racines puis grâce à des rencontres éclectiques qu’elle a développé une identité artistique profonde. Elle s’aventure dans des plongées créatives, poétiques et intimes, ancrées ou parfois envolées, se faisant écho entre ombre et lumière. Elle nourrit insatiablement son approche numérique ou argentique du portrait et de l’autoportrait. Elle exprime et transmet un langage dansé très personnel, empreint d’émotions et d’organicité du mouvement, tout en accordant une place importante à la musicalité, à l’écoute de l’autre et du corps.

Avant tout, Aude est fondamentalement une exploratrice qui ose, curieuse d’aller encore et toujours à la rencontre d’influences multiples et de terres inconnues à semer…